Pakistan 01/2019

Soutien aux rencontres régulières des 37 prêtres du diocèse de Multan


Être prêtre au Pakistan est une lourde tâche. La plupart des prêtres doivent desservir des territoires immenses. La menace extrémiste ne cesse d’augmenter. Les chrétiens sont victimes de violences et d’accusations de blasphème mensongères, et dans leur vie quotidienne, ils sont également exposés à de nombreux actes d’hostilité et de discrimination. La plupart d’entre eux occupent les rangs inférieurs de la société. Ils attendent de leurs prêtres non seulement une assistance pastorale et spirituelle, mais aussi de l’aide quelle que soit la détresse en cause. Quand un ouvrier agricole ayant travaillé en servage chez un propriétaire terrien meurt, il est fréquent que sa veuve se retrouve brusquement à la rue avec leurs enfants parce que le « seigneur local » les chasse. Bien sûr, elle demande de l’aide au prêtre, de même que les parents d’enfants malades, les victimes d’agressions violentes et tous les autres affligés et nécessiteux.

Ainsi, les prêtres vivent eux-mêmes constamment sous tension. La plupart d’entre eux ont déjà reçu des appels téléphoniques ou lettres de menace, et même les évêques reçoivent des lettres dans lesquelles ils sont invités à se convertir à l’islam. Par ailleurs, ils confirment presque tous que leurs téléphones sont sur écoute et qu’ils reçoivent d’étranges appels, par exemple de personnes prétendant être de confession musulmane et voulant se convertir au christianisme. Si le prêtre dit alors ce qu’il ne faut pas, il peut avoir de gros problèmes.

Face à cette situation difficile, il est important que les prêtres se rencontrent à intervalles réguliers pour renforcer mutuellement leur esprit de fraternité, échanger, se former théologiquement et s’affermir mentalement.

18 prêtres diocésains et 19 prêtres réguliers travaillent dans le diocèse de Multan. Une grande partie du diocèse se situe dans des régions désertiques où se trouvent de nombreux camps de terroristes. Le prédécesseur aujourd’hui décédé de l’évêque actuel a survécu en 1996 à une tentative d’assassinat dans une église de son diocèse. Or, non seulement l’Église catholique s’occupe de la pastorale de ses fidèle, mais elle fournit aussi une aide humanitaire dans les zones où le gouvernement ne va pas à cause des dangers. Beaucoup de musulmans leur en sont très reconnaissants et demandent souvent aux prêtres de prier pour eux.

Les prêtres se réunissent une fois par an pour faire une retraite. Ils se rencontrent également une fois par mois. Ils sont fortifiés par la communion fraternelle, ce qui leur donne un nouvel élan pour leur propre vie spirituelle. Ils peuvent ainsi revenir avec des forces neuves dans leurs paroisses.

Cette année encore, nous fournirons une aide de 8.000 euros pour que ces 37 prêtres puissent prendre part à ces rencontres. Il s’agit d’une subvention d’environ 216 euros par prêtre pour ses frais de déplacement, d’hébergement et de restauration.

Code: 328-08-49

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