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formation des prêtres

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Centrafrique 07/2019
 

Nos bienfaiteurs ont soutenu la formation des prêtres dans le diocèse de Bouar.
Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs, qui ont fait don de 3.000 Euros, près de 40 prêtres diocésains et religieux du diocèse de Bouar ont pu participer à une formation en mars dernier. C’est précisément parce que le pays souffre de violences et de problèmes extrêmes qu’il est important de fortifier les prêtres, car ils sont souvent les seuls qui puissent aider les gens à ne pas perdre espoir. 

Le programme portait sur des sujets importants de la pastorale, tels que la préparation au mariage et le traitement des mariages invalides, la préparation aux sacrements, le baptême des adultes et le rôle des catéchistes dans les petits villages isolés. Les prêtres ont également réfléchi à leur propre vocation et à l’importance du sacerdoce. Ils ont aussi pu se former sur des sujets pratiques tels que la comptabilité, l’administration, l’archivage, qui sont nécessaires et même impératifs dans une paroisse ou un établissement, mais auxquels de nombreux prêtres sont insuffisamment préparés quand ils acceptent un poste qui requiert de telles connaissances.

Les prêtres du diocèse ont grandement bénéficié de ces journées d’échanges et de formation continue, et ils remercient tous les bienfaiteurs qui ont rendu cela possible.

Plus

Malheureusement, après ces belles et stimulantes journées, quelque chose de terrible s’est passé : le Père capucin Toussaint Zoumalde, 47 ans, qui avait donné une conférence sur le sacerdoce et la vocation à la prêtrise, a été assassiné alors qu’il rentrait chez lui. Ce prêtre, lui-même originaire du diocèse de Bouar mais qui était le supérieur provincial de son ordre au Tchad, avait voulu passer la nuit à Ngaoundéré, au Cameroun, lorsqu’il a été poignardé par des inconnus. C’était un prêtre instruit qui avait étudié à Rome et avait lui-même travaillé à la formation des prêtres. Il était décrit comme un homme fin, aux multiples talents, doté d’une âme profonde et d’un grand amour pour l’Église et surtout pour la prêtrise. Il avait écrit des chants et des poèmes, savait facilement parler aux jeunes auxquels il enseignait l’Évangile, et avait été responsable de la radio catholique à Bouar. Au Tchad, parmi ses nombreuses autres tâches, il dirigeait un musée de la culture de l’ethnie Mboum. On peut lire dans la nécrologie de ce capucin : « La main lâche du meurtrier, lorsqu’il l’a assassiné dans la nuit du 19 mars, ne savait rien de la beauté et de l’élégance du Frère Toussaint, ce prêtre riche des subtilités de l’Évangile et de la beauté du sacerdoce ».

 

Quelques jours après la rencontre des prêtres à Bouar, au cours de laquelle Toussaint Zoumalde avait inspiré ses confrères et leur avait donné à réfléchir sur le sacerdoce, ces derniers l’ont enterré, suscitant la compassion de la population et de toute l’Église du diocèse. Ce qu’il avait dit lors de la rencontre des prêtres est maintenant devenu son héritage.