Skip to navigation (Press Enter) Skip to main content (Press Enter)
  • Trois jeunes Chaldéens prient un hymne araméen en l'honneur des martyrs chrétiens lors de la "messe rouge" inaugurée par l'Aide à l'Église en détresse (AED).
  • Thomas Heine-Geldern, Président exécutif d'ACN InternationalPhoto : Aide à l'Église en détresse (AED)
  • Diverses églises et monuments du monde entier seront illuminés en rouge en solidarité avec les chrétiens menacés dans le monde entier. Ici le Colisée à Rome.
  • La cathédrale San Lorenzo de Lugano est également illuminée en rouge, tout comme de nombreuses autres églises en Suisse.

AED/ACN est préoccupée par la situation des prêtres et religieux qui sont en danger dans de nombreuses régions du monde

La fondation pontificale Aid to the Church in Need (ACN) est de plus en plus préoccupée par le danger que courent les prêtres, religieux et missionnaires laïcs dans de nombreuses régions du monde. Jusqu’à présent en 2021, les médias ont rapporté au moins 17 assassinats et 20 enlèvements.

Du 20 au 28 novembre, ACN organise la #RedWeek. Au cours de ces journées, des centaines de cathédrales, d'églises, de monuments et de bâtiments publics du monde entier seront illuminés en rouge, dans le cadre d'une campagne internationale de sensibilisation à la persécution des chrétiens et à la nécessité de la liberté religieuse.

Informations complémentaires et matériel d'accompagnement sur la Semaine rouge

« Être prêtre ou religieux ne met pas une personne à l’abri de la violence », déclare Thomas Heine-Geldern, président exécutif d’ACN. « Au contraire, cela peut en faire encore davantage une cible. La motivation est parfois financière, qu’il s’agisse d’un vol ou d’une demande de rançon. Les agresseurs veulent parfois faire taire la voix prophétique de l’Église qui dénonce l’injustice et la violence. Mais il y a aussi une croissance des agressions basées sur la persécution et le manque de liberté religieuse ».

Il n’y a pas de moment ou de lieu qui soit sûr. Des prêtres et des religieux ont été attaqués de jour comme de nuit, chez eux et dans des églises, dans la rue ou en sortant d’une banque, à pied ou en voiture. Ils ont été abattus, poignardés, ils ont reçu des coups de machette et ont été battus à mort.

ACN est particulièrement alarmée par la situation au Nigeria, où deux de ces meurtres et sept de ces enlèvements ont eu lieu. Les circonstances des attaques varient considérablement. En voici un exemple, celui du Père clarétain Izu Marcel Onyeocha qui a été enlevé dans la nuit du 10 avril. Il se rendait à Owerri, dans le sud du Nigéria, lorsque son véhicule est tombé en panne. Alors qu’il sortait de son véhicule pour l’examiner, un groupe d’hommes, probablement des éleveurs peuls, est sorti de la brousse et l’a attaqué à coups de machettes. Il a ensuite été enlevé mais relâché deux jours plus tard.

Le Mexique souffre également d’un niveau élevé de violence, et au moins trois prêtres et un catéchiste ont été tués lors de différents incidents. En juin, le Père Juan Antonio Orozco Alvarado, prêtre franciscain, a été tué alors qu'il allait célébrer la messe dans le village de Tepehuana de Pajaritos, pris dans une bataille armée entre bandes rivales.

Ces enlèvements et meurtres se produisent dans des pays de plus en plus nombreux. Parmi eux, on compte le Venezuela, le Pérou, Haïti, les Philippines, l’Angola, le Burkina Faso, le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Cameroun et le Mali. Même en France, autrefois considéré comme un pays sûr, le Père Olivier Maire a été assassiné le 9 août par un homme qu’il hébergeait dans la maison des missionnaires, à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le suspect, qui avait mis le feu à la cathédrale de Nantes, attendait son procès pour incendie criminel.

« Lorsque la sécurité est menacée et que tout le monde est parti, les prêtres, religieux et missionnaires catholiques laïcs restent, et leur dévouement au service des autres les met dans la ligne de mire. Ils ont plus que jamais besoin de nos prières et de notre soutien », a conclu Thomas Heine-Geldern.